LVMH Climate Week : l’industrie de la mode peut-elle être durable ?

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LVMH Climate Week : l’industrie de la mode peut-elle être durable ?

Du 8 au 11 décembre 2020, le Groupe réunit l’ensemble de ses collaborateurs à l’occasion d’un événement digital inédit : la LVMH Climate Week. Signe que l’urgence climatique est une préoccupation centrale dans la création, le dernier Hot Topic a réuni, de manière inédite, des designers autour de la question de la durabilité dans l’industrie de la mode.

Comment envisager le luxe à une époque qui invite chacun a plus de sobriété dans le contexte de la crise climatique ? De prime abord, la réponse à cette question semble complexe. Cependant, le luxe porte une façon de produire et de penser qui répond, à bien des égards, aux enjeux environnementaux actuels.

« Nous ne sommes pas un Groupe de mode mais de luxe. On ne peut pas considérer que nous sommes l’industrie la plus polluante au monde. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour l’être de moins en moins. L’empreinte carbone de LVMH, c’est moins de 0,5 % de l’empreinte carbone de l’industrie de la mode en général » souligne Antoine Arnault, Image & Environnement, LVMH.

Apogée de la session de Hot Topics de la LVMH Climate Week, ce vendredi 11 décembre, le Groupe a réuni quatre des Directeur Artistiques de ses Maisons – Felipe Oliveira Baptista, Directeur Artistique de la Maison Kenzo, Kim Jones, Directeur Artistique de Dior Homme, Jonathan Anderson, Directeur Artistique de la Maison Loewe, et Stella McCartney, Directrice Artistique de sa marque éponyme -, les invitant à partager leur vision face à la question de l’alliance entre responsabilité environnementale et créativité. Une première mondiale qui témoigne  du devoir d’exemplarité  de LVMH, en tant que leader mondial du luxe, face à cet enjeu.

Jonathan Anderson

Le témoignage de ces figures de proue a permis de souligner l’impératif pour l’industrie de la mode de se faire le miroir du monde, en d’autres termes de dessiner les contours de son cheminement créatif à la lumière des conversations sociétales, auxquelles les jeunes générations sont particulièrement sensibles.

La collection upcyclée Eye/Loewe/Nature imaginée par Jonathan Anderson, Directeur Artistique de la Maison, est une des multiples illustrations de cette prise de conscience collective. Elle reflète la nécessité pour le secteur de trouver des solutions alternatives de fabrication, plus responsables, notamment en ce qui concerne l’approvisionnement en matières premières, et surtout de fédérer les collaborateurs et la clientèle autour de cet engagement.

Stella McCartney

L’upcycling, par exemple, est une solution qui permet à la mode de capitaliser sur la réutilisation, que ce soit d’anciennes pièces ou de déchets, dans l’objectif de moins polluer. Au-delà du produit, elle s’applique aussi aux magasins et au packaging. Jonathan Anderson, Directeur Artistique de Loewe, a rappelé l’exigence qui anime les équipes de la Maison espagnole de préférer le minimalisme à l’exubérance en termes de visual merchandising. Du côté du packaging, Loewe utilise du papier 100% recyclé.

Cette conférence a permis de sensibiliser les collaborateurs de LVMH à l’importance pour les Maisons de mode de collaborer avec des partenaires. Stella McCartney, par exemple, travaille main dans la main avec Evrnu, entreprise spécialisée dans l’innovation textile ayant inventé un nouveau type de fibre artificielle fabriquée à partir de vêtement mis au rebut. En récoltant des déchets pour fabriquer ses pièces, la Maison s’inscrit ainsi pleinement dans un modèle économique de circularité créative, un des piliers de la politique LIFE 360.

Felipe Oliveira Baptista

Dès son arrivée à la tête de la création de Kenzo en juillet 2019, Felipe Oliveira Baptista a intégré la responsabilité environnementale à sa démarche créative. Le partenariat entre la Maison et le WWF en est un exemple frappant et résume l’ambition du designer pour la Maison : « About Nature / For Nature ». Dans le cadre de ce partenariat, Kenzo a lancé une collection capsule en hommage au tigre, qui est aussi l’emblème de la Maison. Pour chaque pièce vendue à travers le monde, Kenzo reversera 10 dollars au WWF pour l’aider à atteindre l’objectif « Tx2 » : protéger et doubler le nombre des tigres sauvages dans le monde d’ici à fin 2022.

Toutes les Maisons du groupe LVMH sont animées par un idéal de rareté et de longévité grâce auxquels le secteur du luxe cultive sa différence. Un produit de luxe est conçu pour durer éternellement. Une idée sur laquelle Kim Jones, Directeur Artistique de Dior Homme, a insisté à l’occasion de cette conférence de la LVMH Climate Week en rappelant que le luxe représente la part la plus durable de l’industrie de la mode.

Kim Jones

Pour clôturer ce panel inédit, Leyla Neri, Program director MFA in Fashion Design & the Arts, Parsons Paris, a salué l’engagement des designers et surtout leur capacité à tirer des leçons du monde dans lequel ils puisent leur inspiration. Pour elle, le tournant qui doit s’opérer au sein de l’industrie de la mode s’apparente à une Renaissance 2.0 où L’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci n’est plus le centre de l’univers mais où l’univers doit être au centre des préoccupations de l’Homme.

Ainsi la crise climatique apparaît-elle comme un challenge avec lequel l’industrie de la mode doit composer pour innover. En tant que leader mondial du luxe, LVMH met tout en œuvre pour y contribuer guidé par sa volonté de transmission auprès des jeunes générations, expression la plus significative de sa vision de long-terme ancrée dans son ADN.

Pour regarder les conférences de la LVMH Climate Week 2020 en replay, cliquez ici.

LVMH Climate Week 2020 - Can the fashion industry ever be sustainable?