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Haute couture Printemps-Eté 2010, Paris : les écuyères
sensuelles de Dior et l’étincelante modernité de Givenchy

Haute couture
PE 2010 © Dior

es Maisons Dior et Givenchy ont présenté à Paris fin janvier leurs collections Printemps-Eté 2010.

Dans les salons Dior de l’avenue Montaigne, des écuyères de chocs au chic très anglais. Aristocratiques, les coiffures mousseuses et les bouches écarlates accompagnent cravaches et fouets dans une ambiance de chasse à courre sexy.

Hommage au couturier américain Charley James, inspirateur du New-Look, les vestes appuyées étranglent les tailles. Des jupes à tournures plissées sur une hanche et drapées sur l’autre jouent l’asymétrie de la posture d’une amazone grand siècle. Les silhouettes hiératiques sont colorées de rouge, de noir, de blanc, de violet ou de framboise éclatant.

Puis, suivent les spectaculaires robes du soir où la dentelle tendre et pastel se mêle aux broderies les plus ouvragées. Ambiance grand bal pour une allure tout en volumes hyperboliques et superpositions aériennes de tulle et d’organza.

Haute couture PE 2010 © Dior

Une féminité assumée qui ose marier les couleurs avec audace : le satin duchesse bleu est associé à un bustier ultraviolet, la soie vert mousse au prune, un vert jade contraste avec un bleu électrique. Elégante excentrique inspirée de « My Fair Lady », la femme Dior rappelle avec grâce l’univers sophistiqué de Cecil Beaton, célèbre photographe britannique.

Une collection qui confirme une fois encore la démesure virtuose de John Galliano, Directeur Artistique de la Maison.

Etincelante et d’une grande modernité, la collection que Riccardo Tisci a imaginée pour la Maison Givenchy est un brillant exercice de style.

Revendiquant de multiples influences, des photographes Guy Bourdin et Helmut Newton jusqu’au couturier Renato Zero en passant par le maquilleur visionnaire Serge Lutens, il évoque l’érotisme d’une nouvelle héroïne glam-rock.

Un esprit très 70’s chic se dégage de ces femmes en smoking noir et blanc d’où s’échappe une gerbe de plumes aériennes. Des plumes encore, de nandou, de vautour et d’autruche auréolent un haut de tulle étourdissant.

Les obsessions récurrentes du couturier sont là, des imprimés géométriques jusqu’aux références orientales incarnées dans des broderies de cristaux et de paillettes sur les cols et les bustiers.
 

Haute couture PE 2010 © Givenchy

Les tenues du soir se succèdent, fourreaux trompe-l’œil ou fluides drapés au tombé exceptionnel, dans des couleurs variant du beige tendre au vert vibrant ou au violet. Des mille-feuilles en organza de soie ou des broderies en disques de perles de verre distinguent des bermudas, des tee-shirts et autres pièces empruntées au prêt-à-porter.

Noblesse des matières, lignes sensuelles et savants détails Couture dessinent une Parisienne iconique et contemporaine.

Une saison hyper féminine qui affirme plus que jamais le mythique savoir-faire Couture des Maisons Dior et Givenchy.

(Mis en ligne le 2 février 2010)